Le Maroc favorise le micro crédit pour le développement des énergies renouvelables

19 déc 2008

L’association PlaNet Finance organise un atelier sur le financement des énergies renouvelables

D’ici à 2020, près de 69% de la population marocaine devrait vivre dans les villes. La maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables constituent donc des enjeux essentiels pour faire face à la précarité que peut entraîner une urbanisation trop rapide.
C’est dans ce contexte que l’association PlaNet Finance (organisation de solidarité internationale) a récemment mis en oeuvre, à Rabat, un atelier de travail sur le thème « Efficacité énergétique et micro finance au Maroc : quels modèles financiers mettre en place et comment impliquer des institutions de micro crédit pour contribuer à la promotion de la maîtrise de l’énergie ? ».

Favoriser l’accès aux énergies renouvelables pour les populations pauvres

Pour PlaNet Finance, il s’agit d’inciter les institutions de micro crédit à développer une offre de financement pour développer l’accès des populations pauvres aux énergies renouvelables. Les participants de l’atelier par exemple affiché leur souhait de voir se développer un cadre incitatif pour l’achat et le remplacement d’appareils usagés gourmands en énergie par des appareils plus performants.

Les pouvoirs publics ont déjà annoncé le lancement du projet « Kyoto Parc » à Casablanca, une structure chargée de recevoir les entreprises innovantes dans le domaine des énergies renouvelables.
Les participants à l’atelier de travail saluent cette initiative mais signalent cependant le retard de la loi du micro crédit sur les nouveaux défis énergétiques, car la réglementation actuelle sur le micro crédit exclut le financement des biens de consommation et limite les prêts à 50 000 DH (dirham marocain).

Eolien : un surcoût d’un milliard d’euros par an pour la collectivité

19 déc 2008

Développement de l’éolien : un surcoût de 100 euros par an et par foyer

Selon une étude de l’Institut Montaigne (groupe de réflexion économique français), le développement de l’éolien en France suivant les objectifs du Grenelle de l’environnement entraînerait pour la collectivité un surcoût d’un milliard d’euros par an d’ici à 2020. Au-delà de cette période, le surcoût serait de 2,5 milliards d’euros par an, l’Institut Montaigne en déduit donc un surcoût de 100 euros par an et par foyer.
L’étude indique que l’énergie éolienne « n’est pas la solution économique la plus appropriée » pour limiter les émissions de gaz à effet de serre en France. Il prône en revanche un développement « modéré » de l’éolien, de 7 à 10 GW à moyen terme, qui permettrait de « diversifier le mix électrique français tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en participant à la sécurité énergétique de notre pays ».

Etude sur l’éolien : des chiffres controversés

Les calculs de l’institut Montaigne prennent en compte l’investissement initial dans l’éolien, le coût de maintenance, le coût lié à l’augmentation des réserves « d’équilibrage », qui permettent de répondre aux variations du vent, et enfin le coût lié au renforcement du réseau électrique.
Toutefois, André Antolini, président du syndicat français des énergies renouvelables, remet en cause l’étude de l’Institut et défend l’énergie éolienne. Il estime que les chiffres ne sont « pas conformes à la réalité et font abstraction des analyses menées par la Commission de régulation de l’énergie », ajoutant que « le ministère de l’Ecologie et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ne sont pas des gens irresponsables qui s’apprêtent à mettre en place une politique qui aboutirait à de tels surcoûts. »

La géothermie et l’aérothermie en plein essor

19 déc 2008

Le secteur de la géothermie et de l’aérothermie est en plein essor en France. Alors que les efforts se multiplient pour la construction de bâtiments de moins en moins gourmands en énergie, ces deux énergies renouvelables sont de plus en plus sollicitées. Crédits d’impôt et taux préférentiels encouragent les consommateurs à l’achat de pompes à chaleur.

Le développement de la géothermie

La géothermie, énergie issue de la chaleur interne de la Terre, trouve trois applications. Elle permet tout d’abord la production d’électricité dans les zones volcaniques : il n’existe actuellement qu’une seule centrale de ce type, implantée en Guadeloupe. Selon les professionnels, cette part du secteur commencera son développement seulement à partir de 2015.
La géothermie sert également à la production de chaleur pour des usages industriels. Le bassin parisien accueille actuellement le plus grand nombre d’équipements géothermiques au monde et de nombreux projets sont déjà en cours : au total, une dizaine de forages pourraient être réalisés.
Le troisième segment, celui qui connaît le plus grand essor, est la production de chauffage domestique grâce aux pompes à chaleur géothermiques et aérothermiques.

L’aérothermie remporte plus de succès que la géothermie

L’aérothermie, qui utilise l’énergie thermique de l’air, enregistre les plus belles performances. Selon le cabinet d’études Xerfi, l’utilisation de pompes à chaleurs aérothermiques progressera de plus de 30% par an jusqu’en 2010, contre seulement 3% pour les pompes à chaleur utilisant la géothermie. L’aérothermie est en effet moins coûteuse à l’achat et à l’installation et sa fabrication est plus aisée. Si la concurrence se fait sentir entre les deux énergies renouvelables, chacune se développe et apporte au bâtiment une solution pour le développement durable.


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