Éoliennes : un projet de décret fait souffler un vent de colère chez les écologistes
Un projet de décret sur les éoliennes qualifié d’« inadmissible »
Un projet de décret visant à soumettre les éoliennes à la procédure ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement) crée la polémique au sein des associations écologistes, qu’elles qualifient d’ « aberrant » et d’ « inadmissible ».
La réglementation ICPE a pour but de protéger la population et l’environnement des éventuelles pollutions d’une installation industrielle. Les éoliennes de moins de 50 mètres seraient soumises à déclaration et celles de 50 mètres, la majorité des éoliennes prochainement installées, à autorisation. Plusieurs associations écologistes estiment que « si ce projet aboutissait, une seule éolienne de 2 MW serait soumise à des pénalités financières équivalentes voire supérieures à celles d’une centrale thermique de 500 à 1 000 MW ! ».
Le texte sur les éoliennes va à l’encontre du Grenelle de l’environnement
Charles Dugué, président de France Energie Eolienne (filiale du syndicat des énergies renouvelables), estime que le projet a été « téléguidé » par des personnes souhaitant mettre un frein au développement des éoliennes et porte atteinte à l’image de l’éolienne, une énergie propre et renouvelable. Selon M. Dugué « les buts annoncés de ce projet sont la clarification de la procédure, de l’encadrement… Mais ces exigences sont déjà traitées dans la procédure actuelle du permis de construire ».
De plus, le projet vient à l’encontre du Grenelle de l’environnement, dont les participants avaient voté contre le classement ICPE des éoliennes (les représentants de l’administration s’étaient abstenus). Enfin, les écologistes, qui craignent une perte de confiance des investisseurs, ont rappelé que l’éolienne était indispensable pour atteindre l’objectif français des 23% d’énergies renouvelables en 2020.
« Faire faire un pas de géant à l’humanité » : Al Gore présente son plan sur les énergies renouvelables
100% d’énergies renouvelables pour la production d’électricité d’ici 10 ans
L’ancien vice-président américain Al Gore a présenté, mi-juillet, un plan ambitieux pour que la production d’électricité des Etats-Unis provienne entièrement des énergies renouvelables d’ici dix ans. Il a comparé ce programme de lutte contre le réchauffement climatique au défi lancé par John Kennedy dans les années 1960, d’envoyer des hommes sur la Lune. « Une fois encore nous avons l’occasion de faire faire un pas de géant à l’humanité », a déclaré M. Gore, lors du rassemblement organisé par l’Alliance pour la protection du climat, une organisation qu’il a fondée et préside.
Al Gore estime que les objectifs fixés à des échéances trop lointaines ne sont pas réalisables. C’est pourquoi il fixe le sien à 10 ans : « On ne tient pas compte d’une promesse politique de faire quelque chose dans quarante ans parce que tout le monde sait que c’est totalement dénué de sens. » Peu de temps auparavant, les pays membres du G8 avaient pris l’engagement de réduire les émissions de CO2 de 5O% d’ici 2050, soit dans 42 ans…
Al Gore approuvé par Barack Obama et John McCain sur le thème des énergies renouvelables
Al Gore, prix Nobel de la paix 2007 pour son combat contre le réchauffement climatique, a plaidé pour le développement massif et l’utilisation de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et de la géothermie, assurant que l’augmentation du prix du pétrole rendait ces énergies renouvelables abordables. Selon lui, ce changement est indispensable car « la survie des Etats-Unis d’Amérique (…) est en péril ».
John McCain et Barack Obama ont largement approuvé l’initiative, ce dernier déclarant : « C’est une stratégie qui créera des millions de nouveaux emplois bien payés et qui ne pourront être délocalisés. Une stratégie qui laissera à nos enfants un monde plus propre et plus sûr. »
Les sociétés d’économie mixte de plus en plus présentes dans la production d’énergies renouvelables
Énergies renouvelables : des sociétés d’économie mixte spécialisées
Depuis le 1er juillet 2007 et la libéralisation du marché de l’énergie, les sociétés d’économie mixte (SEM) spécialisées dans les énergies renouvelables se sont largement multipliées.
Un grand nombre d’entre elles sont apparues depuis déjà plusieurs années, telles que la SEM Evrecy Orne Odon dans le Calvados, créée en juillet 2005, ou encore la Compagnie éolienne du pays de Romans en Rhône-Alpes, toutes deux réalisant des études pour l’installation de parcs éoliens.
Une des plus anciennes sociétés d’économie mixte, la CPCU (Compagnie parisienne de chauffage urbain) créée en 1927, avait déjà reçu à l’époque une concession de la ville de Paris pour la distribution de chaleur par un réseau sous la voie publique, dans la capitale et sa périphérie.
SEM productrices d’énergies renouvelables : l’exemple de la ville de Güssing en Autriche
Aujourd’hui, les sociétés d’économie mixte ne se contentent plus de distribuer l’énergie, mais la produisent également. Beaucoup s’intéressent aux énergies renouvelables, telles que l’énergie éolienne, la géothermique ou la biomasse.
Avec ses 35 sociétés de production d’énergies renouvelables sous forme de SEM, la petite ville autrichienne de Güssing est un modèle en la matière. Le directeur du Centre européen des énergies renouvelables, Reinhard Koch, affirme que « Güssing est la seule ville en Europe totalement autonome en énergie, et aucune ville n’a encore atteint les 100% d’autonomie grâce aux énergies renouvelables », un exemple à suivre.
