Un réfrigérateur écologique sans alimentation électrique

25 mai 2009

Une invention d’Einstein méconnue : le réfrigérateur écologique

Un groupe de chercheurs d’Oxford dirigé par l’ingénieur en électricité Malcolm McCulloch a récemment initié un projet de recherche de trois ans sur une invention d’Einstein méconnue, afin de concevoir un réfrigérateur écologique sans alimentation électrique. Les scientifiques ont déjà réalisé un prototype à partir du brevet déposé en 1930 par Albert Einstein et son ami le physicien hongrois Leó Szilárd ; Malcolm McCulloch et son équipe souhaitent désormais améliorer le concept imaginé par l’inventeur du concept de la relativité.

Comment fonctionne ce réfrigérateur écologique?

L’invention d’Einstein et de Szilárd repose sur la propriété physique selon laquelle plus la pression au dessus d’un liquide est basse, plus la température d’ébullition diminue. Dans le cas de ce réfrigérateur écologique, de l’ammoniac est introduit au dessus d’un récipient de butane liquide et provoque son ébullition. En s’évaporant, le butane capte l’énergie thermique de son environnement, ce qui produit le froid nécessaire à la conservation des aliments. Le réfrigérateur d’Einstein ne nécessite pas d’alimentation électrique traditionnelle car sa consommation d’énergie s’avère assez faible : il n’a en effet besoin que d’une source de chaleur pour fonctionner.

Quel est le potentiel d’un réfrigérateur écologique, fonctionnant sans alimentation électrique ?

Malcolm McCulloch pense qu’il est possible de multiplier l’efficacité du cycle de froid conçu par Einstein et Szilárd, à condition d’utiliser des gaz différents et d’effectuer quelques améliorations. Le réfrigérateur écologique (sans alimentation électrique) serait alors parfaitement adapté à un usage moderne, notamment dans les pays en voie de développement, très pauvres en électricité. Par ailleurs, l’ajout d’un petit panneau photovoltaïque à l’appareil suffirait pour produire l’énergie solaire nécessaire à son fonctionnement.

Autriche : le village vert de Güssing proclame son indépendance énergétique !

25 mai 2009

L’indépendance énergétique de Güssing se prépare depuis une dizaine d’année

Il y a 18 ans, Güssing, un village de 4 000 habitants implanté au cœur de la région la plus pauvre d’Autriche, fit appel à un ingénieur électricien pour résoudre le problème des exorbitantes factures d’électricité et de chauffage qui déséquilibrait le budget de la commune. Le professionnel émit alors l’idée de boycotter les énergies fossiles et de s’engager dans la voie de l’indépendance énergétique… En 2008, Güssing a atteint 100% d’autonomie grâce aux énergies renouvelables et s’affiche comme le premier village vert d’Europe !

Güssing, village vert, a conquis son indépendance énergétique grâce à la diversité de ses sources d’énergie

Le village de Güssing a su mettre à profit les ressources naturelles dont il disposait pour atteindre l’indépendance énergétique : dans cette région boisée du Bürgenland, ce sont la biomasse et l’énergie solaire qui se sont imposées comme les sources principales d’énergie renouvelable. La production d’électricité est assurée par des panneaux photovoltaïques et par une centrale électrique alimentée au biogaz. L’eau chaude de la collectivité, quant à elle, provient de deux centrales de gazéification du bois et de chauffe-eau solaires. Les habitants du village vert roulent actuellement au biodiesel de colza mais, dès 2009, une essence issue de la gazéification du charbon de bois constituera une solution plus efficace et plus éthique.

L’indépendance énergétique : une reconversion écologique et économique

Le choix d’autonomie de Güssing a un impact très positif sur l’environnement : les émissions de gaz à effet de serre ont ainsi diminué de 93% depuis 1995. Mais l’indépendance énergétique a aussi considérablement bénéficié à l’économie locale ! Le coût compétitif du chauffage communal – 25% moins cher que le tarif national – a en effet attiré une cinquantaine d’entreprises, générant ainsi plus d’un millier de nouveaux emplois. Par ailleurs, la production d’électricité de la commune excède la consommation locale et la revente du surplus d’électricité verte au réseau régional assure un chiffre d’affaires annuel de 20 millions d’euros. Enfin, les revenus de l’éco-tourisme ne sont pas à négliger : le village vert attire quelques centaines de visiteurs par semaine…

Insolite : une nouvelle source d’électricité verte aux Pays Bas

11 mai 2009

La fiente de poulet alimentera 90 000 foyers néerlandais en électricité verte

Début septembre, les autorités néerlandaises ont officiellement inauguré la première centrale européenne qui génère de l’électricité verte en recyclant la fiente de poulet. Développée par le groupe énergétique Delta, la centrale de Moerdijk représente un investissement total de 150 millions d’euros – en partie financé par les pouvoirs publics, et affiche une capacité de production d’électricité de 36,5 mégawatt, soit une puissance cinq fois supérieure à l’usine chinoise du même type ouverte au mois d’août dernier.

La centrale d’électricité verte utilisera 440 000 tonnes de fiente de poulet par an

Chaque jour, soixante semi-remorques alimenteront la production de la centrale de Moerdijk avec de la fiente de poulet provenant de plus de 600 exploitations. La production d’électricité verte à partir de la biomasse est loin d’être un concept révolutionnaire… L’utilisation de déjections d’animaux élevés pour l’industrie alimentaire s’avère en revanche une idée particulièrement originale et novatrice ! Gerda Verburg, la ministre néerlandaise de l’Agriculture et de l’Environnement, a été jusqu’à qualifier l’initiative d’« œuf de Colomb »…

Tous les partis se satisfont de la production d’électricité verte à partir de fiente de poulet

L’ouverture de la centrale de Moerdijk est un pas de plus vers l’objectif européen des 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020. L’usine affiche de surcroît un bilan carbone neutre, car elle limite l’émission de gaz à effet de serre libéré dans l’atmosphère par la fiente de poulet répandue au sol. Le méthane qu’elle contient est brûlé et les résidus peuvent être utilisés comme engrais. D’un point de vue économique, la centrale d’électricité verte apparaît doublement productrice de richesse : les accords qu’a conclus Delta avec une coopérative du secteur de l’élevage procurent en effet une nouvelle source de revenus à l’industrie de la volaille.


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