Electricité solaire : un nouveau panneau photovoltaïque à concentration
Le panneau photovoltaïque à concentration augmente la production d’électricité solaire
La société Greenfield Solar, une startup américaine de Cleveland, dans l’Etat de l’Ohio, a mis au point un nouveau panneau photovoltaïque à concentration particulièrement performant. Ce type de générateur intercale un dispositif concentrateur entre la lumière du soleil et les cellules photovoltaïques afin d’augmenter la production d’électricité solaire. Les cellules du panneau photovoltaïque à concentration de Greenfield Solar affichent ainsi un rendement de 20%, soit 8% de plus que celles d’un panneau classique.
Un générateur d’électricité solaire compact et efficace
Le panneau photovoltaïque à concentration développé par Greenfield Solar peut être installé dans un espace relativement réduit : il ne mesure en effet que 5,5 mètres de hauteur pour 4 mètres d’envergure. Ce générateur d’électricité solaire se compose d’une trentaine de miroirs en aluminium disposés en aile de manière à former une courbe parabolique. La lumière du soleil est ainsi amplifiée jusqu’à 900 fois avant d’être dirigée en faisceau sur les modules photovoltaïques. La production d’électricité verte est également augmentée par la présence de capteurs solaires qui permettent au panneau de suivre la course du soleil tout au long de la journée.
Un produit d’avenir sur le marché de l’électricité solaire
La société Greenfield Solar envisage de produire le panneau photovoltaïque à concentration en série. Le prix annoncé de ce générateur d’électricité d’une capacité de 1500 watts semble raisonnable : il ne devrait pas excéder les 6000€ pièce, ce qui en fait un produit très compétitif sur le marché du photovoltaïque. Le dispositif concentrateur permet en effet d’utiliser moins de cellules photovoltaïques – le composant le plus cher des générateurs d’électricité solaire – pour une puissance équivalente.
Nouveau champ d’action de la directive européenne sur l’étiquette-énergie
L’UE dresse un bilan positif de l’application de la directive européenne sur l’étiquette-énergie
Selon les rapports de la Commission Européenne, l’étiquette-énergie apposée sur l’électroménager, les ampoules électriques et les voitures a contribué de manière significative à réduire la consommation d’énergie de ces produits. En imposant l’attribution d’une note de A à G en fonction de l’efficacité énergétique, cette directive européenne a augmenté les exigences des consommateurs en matière de performance énergétique : les fabricants ont par conséquent été conduits à s’adapter à la nouvelle demande et à commercialiser des appareils moins énergivores.
Quel nouveau champ d’action pour l’étiquette-énergie ?
La Commission Européenne envisage d’élargir le champ d’application de l’étiquette-énergie au-delà des appareils actuellement concernés. Ainsi la directive européenne pourrait à l’avenir évaluer l’efficacité énergétique de l’ensemble des produits consommateurs d’énergie qui sont employés dans les secteurs commerciaux et industriels. Elle pourrait également s’appliquer aux produits qui permettent une économie d’énergie comme les fenêtres en double-vitrage ou les matières isolantes.
Que faut-il attendre de la nouvelle étiquette-énergie ?
L’élargissement du champ d’action de cette directive européenne s’inscrit dans une stratégie énergétique plus globale. L’Union Européenne envisage d’associer la généralisation de l’étiquette-énergie à des mesures d’incitations et à la mise en place d’un cadre qui harmoniserait les marchés publics des Etats-membres. La mise en application de ces propositions pourrait générer une économie de 27 millions de tonnes équivalent pétrole d’ici 2010.
Energies renouvelables : construction de la plus grande centrale biomasse
Le Pays de Galles envisage la construction de la plus grande centrale biomasse du monde
Fin octobre 2008, à l’occasion de la conférence internationale de Pembroke sur « les enjeux du changement climatique, ou comment les entreprises en énergie font face aux défis environnementaux », le Pays de Galles a dévoilé d’ambitieux projets en matière d’énergies renouvelables. La nation bénéficie en effet d’importantes ressources en énergie éolienne et houlomotrice, d’un fort soutien gouvernemental et d’atouts technologiques indéniables. A cette occasion, le Pays de Galle a également annoncé la construction de la plus grande centrale biomasse du monde dans la ville de Port Talbot sur la côte sud du pays.
La future centrale biomasse devrait produire 350 mégawatts d’électricité verte
La centrale biomasse de Port Talbot permettra de produire de l’électricité verte à partir de la méthanisation des copeaux de bois. Le bois et ses dérivés comptent en effet parmi les énergies renouvelables tant que la superficie des surfaces déboisées reste inférieure à l’accroissement naturel des forêts. La future centrale biomasse devrait fournir 350 mégawatts d’électricité et suffire ainsi à la consommation d’énergie de la moitié des foyers du Pays de Galles soit près d’un million et demi d’habitants.
La centrale biomasse de Port Talbot : un objectif-clé de la stratégie énergétique galloise
La construction de la centrale de Port Talbot représente un investissement conséquent de 558 millions d’euros mais sa mise en service dans le courant de l’année 2010 s’inscrit dans la stratégie énergétique du pays : la centrale biomasse devrait en effet permettre au Pays de Galles d’atteindre son objectif des 10% d’énergies renouvelables dans la production annuelle en 2010. Alors que la plupart des Etats-membres de l’Union Européenne vise 20% d’énergies renouvelables pour 2020, le Pays de Galles pense atteindre 32% d’électricité verte dans la prochaine décennie.

