Energie géothermique : une plate-forme de production expérimentale à Orléans

24 nov 2009

Un pôle d’excellence d’énergie géothermique en projet à Orléans

Selon les conclusions du Grenelle de l’environnement, l’énergie géothermique française pourrait représenter 1,3 millions de Tonnes Equivalent Pétrole par an à l’horizon 2020. C’est dans ce contexte que la région Centre et le Bureau de Recherche Géothermique et Minière (BRGM) d’Orléans ont mis en place une plate-forme de production expérimentale d’énergie géothermique. Cette installation s’inscrit en effet dans le cadre d’un projet d’avenir ambitieux : convertir la région en un « pôle européen d’excellence en géothermie ».

La plateforme doit servir à améliorer les techniques de production d’énergie géothermique

La plateforme de production expérimentale implantée à Orléans permet de tester des pompes à chaleur à grande échelle et de travailler à l’amélioration des techniques et du matériel utilisés pour générer de l’énergie géothermique. L’objectif principal de l’installation est d’augmenter les performances des échangeurs souterrains des pompes à chaleur. Ces dispositifs, qui permettent de transférer la chaleur de la terre dans un liquide qui l’achemine jusqu’à l’endroit où elle est utilisée, constituent en effet le cœur de la production d’énergie géothermique.

Cette production expérimentale s’avère un véritable laboratoire d’énergie géothermique

Bien plus qu’une centrale qui fournit la chaleur nécessaire à la consommation d’énergie thermique locale, la plateforme d’Orléans constitue un laboratoire dédié au développement de l’énergie géothermique française et européenne. Cette plate-forme de production expérimentale accueille en effet des équipes de scientifiques chargés de développer des produits plus performants mais également de constater l’impact de l’installation de pompes à chaleur dans les sous-sols.

Un revêtement antireflet pour optimiser la production d’électricité solaire

24 nov 2009

Un nouveau progrès technologique dans le domaine de l’électricité solaire

A New-York, des chercheurs de l’Institut Polytechnique de Rensselaer ont créé un nouveau revêtement antireflet qui améliore la production d’électricité solaire des panneaux photovoltaïques. Cette nouvelle technologie réduit la quantité de lumière reflétée par les installations photovoltaïques et augmente par conséquent la part du rayonnement solaire effectivement absorbée et transformée par les panneaux.

Le revêtement antireflet augmente la production d’électricité solaire de près d’un tiers

Le revêtement antireflet mis au point par l’équipe de scientifiques de Rensselaer se compose de dioxyde de silicium et de bâtonnets de dioxyde de titane agencés selon un angle oblique. Ce dispositif, d’une hauteur de 50 nanomètres sur 100, s’organise en sept couches empilées les unes sur les autres qui transmettent la lumière tout en piégeant les photons habituellement reflétés. Alors qu’une cellule solaire ne capte que 67,4% de la lumière du soleil qui l’atteint, une surface de silicium sur laquelle on a appliqué un revêtement antireflet peut absorber jusqu’à 96,1% du rayonnement : la production d’électricité solaire s’en trouve mathématiquement augmentée.

Une amélioration générale des techniques de production d’électricité solaire?

Le professeur Shawn-Yu Lin, directeur du projet de recherche affirme que son revêtement antireflet permet d’obtenir « un panneau solaire qui peut absorber presque chaque photon de lumière, quelle que soit la position du soleil dans le ciel ». La technologie mise au point s’avère très intéressante : ce revêtement antireflet pourrait en effet être appliqué à l’ensemble des matériaux qui permettent de produire de l’électricité solaire.

Consommation d’énergie : une pile à combustible pour les appareils électriques

24 nov 2009

Une prochaine utilisation grand public de la pile à combustible ?

La consommation d’énergie des ordinateurs, téléphones et autres lecteurs audio-visuels portables pourrait très prochainement être assurée par une pile à combustible. Les grands groupes d’électronique s’intéressent depuis des années à une possible utilisation de la pile à méthanol comme source d’alimentation des appareils électriques. Leurs recherches semblent sur le point d’aboutir. Toshiba a ainsi présenté différents prototypes de pile à combustible fonctionnels à l’occasion d’expositions récentes. Le groupe japonais a également annoncé la commercialisation de sa gamme d’appareils alimentés au méthanol dès le premier trimestre 2009.

Une pile à combustible miniaturisée pour équiper les appareils électroniques

La taille trop imposante de la pile à combustible constituait le principal obstacle pour son intégration dans les appareils électroniques. Le dernier prototype présenté par le groupe Panasonic a résolu la difficulté : cette pile au méthanol, qui assure une production d’électricité de 10 à 20watt et suffit par conséquent à la consommation d’énergie d’un PC portable, ne mesure que 270 cm3 pour 320 grammes soit une taille et un poids équivalents à ceux d’une batterie classique au lithium ion.

Autonomie et recharge des appareils alimentés par une pile à combustible

L’utilisation de la pile à combustible dans les appareils électroniques portables augmenterait leur autonomie de manière significative. La batterie au méthanol de Panasonic pourrait en effet suffire à la consommation d’énergie d’un ordinateur portable pendant près de 20 h. La pile à combustible pour mobile de Toshiba permettrait, quant à elle, une autonomie en conversation de 7h. Si le gain en autonomie par rapport à des modèles classiques est indiscutable, la recharge de ce type de batterie pourrait en revanche s’avérer plus délicate qu’un simple branchement sur le secteur : il faudrait en effet remplir l’accumulateur des piles grâce à une bouteille de méthanol liquide.


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