Energies renouvelables : la Norvège va développer son électricité verte avec des éoliennes flottantes
L’électricité verte des éoliennes terrestres créé des nuisances visuelles et sonores
Après l’euphorie des débuts lors de l’installation des premières éoliennes, la prise de conscience des diverses nuisances inhérentes à ce mode de production d’électricité verte a abouti à un durcissement des procédures de sélection des lieux d’implantation des fermes éoliennes. Dorénavant, les autorités en charge des autorisations vérifient que le site ne générera pas de gène pour les riverains. Pour cela, la distance minimale entre les habitations et les éoliennes a été étendue. Certains paysages uniques ayant été défiguré par l’implantation massive de ces générateurs, l’aspect visuel est lui aussi pris en compte, ce qui limite encore les possibilités d’installer ces vastes parcs d’éoliennes. L’électricité verte, oui, mais pas à n’importe quel prix.
Des éoliennes flottantes pour une électricité verte sans nuisances
Les sociétés StatoilHydro et Siemens ont peut-être trouvé la solution pour limiter les inconvénients découlant de l’exploitation de l’énergie du vent : elles ont mis au point un type nouveau d’éolienne : l’éolienne flottante Hywind. L’idée part du constat que la mer est soumise à des vents beaucoup plus forts que les sites terrestres, et que l’absence de riverains supprime le facteur nuisances dans la mesure où ce type d’éoliennes seront installées à l’écart des « autoroutes de la mer » fréquentées par les navires de commerce.
Un nouveau mode de production d’électricité verte en mer
Les difficultés techniques associées à la flottabilité des éoliennes et à l’acheminement de l’énergie produite ont été résolues. Statoil, une société d’exploitation de pétrole avec une grande expérience des gisements off-shore, a amené son expertise pour la partie flottabilité et la mise au point des plateformes. Siemens, le leader mondial des éoliennes, s’est chargé de la partie production électricité et acheminement de l’énergie. Les équipements en mer sont soumis à l’action corrosive du sel et à des vagues parfois violentes, ce qui a nécessité la mise au point d’éoliennes particulièrement résistantes. L’électricité verte sera acheminée à terre par le biais de câbles sous-marins, ce qui limitera dans une certaine mesure l’éloignement des fermes éoliennes. La Hywind, avec une puissance de 2,3 mégawatts, sera testée prochainement au large des côtes norvégiennes. Les initiateurs du projet précisent que si le coût de ces éoliennes est supérieur à celui des éoliennes terrestres, la différence s’estompera sur le long terme et la production d’électricité devrait être plus importante.
La Russie met en avant les énergies renouvelables pour les Jeux Olympiques de Sotchi
Jeux Olympiques de Sotchi : les énergies renouvelables seront parmi les premières préoccupations des organisateurs
Le comité d’organisation des Jeux Olympiques à Sotchi a déclaré vouloir placer les jeux sous le signe de la protection de l’environnement. La ville et les organisateurs ont affiché leur intention de non seulement préserver la nature environnante mais aussi d’améliorer le niveau écologique de la région d’ici à 2014. Le système de collecte et de traitement des eaux usées sera entièrement repensé, de même que l’approvisionnement en énergie. La production électricité destinée à la ville olympique intégrera les énergies renouvelables.
La signature d’un mémorandum pour l’environnement et les énergies renouvelables
Le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques, Dimitri Tchernychenko, a fait des déclarations dans ce sens après avoir signé à Moscou un mémorandum du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Dimitri Tchernychenko a affirmé que de nombreuses améliorations en termes d’environnement avaient été réalisées avant le choix de Sotchi par les autorités olympiques mondiales. La ville et l’Etat russe avait en effet engagé conjointement des travaux importants pour assainir l’environnement naturel de la région et permettre l’utilisation d’énergies renouvelables dans la ville olympique.
Sotchi sera pilote dans la promotion des énergies renouvelables en Russie
Les nouvelles normes relatives aux constructions, aux infrastructures et à l’approvisionnement en eau et en énergie feront la part belle aux énergies renouvelables. Sotchi servira de laboratoire pour la mise en place de standards plus écologiques à travers toute la Russie, qu’il s’agisse de l’utilisation des eaux de pluie, du traitement des eaux usées, de l’électricité verte ou de l’économie énergie. La Russie, qui est le premier producteur mondial d’hydrocarbures, a encore des progrès à faire dans le domaine des énergies renouvelables. La richesse de ses gisements et des habitudes de gaspillage héritées de l’Union Soviétique ont retardé la prise de conscience écologique des dirigeants russes. Les Jeux Olympiques de Sotchi seront l’occasion pour la Russie de rattraper son retard et de redorer son image dans ce domaine.
Energies renouvelables : le pacte climat en question après que la Chine refuse de réduire ses émissions de CO2
Energies renouvelables : refus de la Chine de se soumettre à des réductions chiffrées pour le Pacte Climat
Des officiels chinois ont fait savoir que la Chine ne s’engagerait pas à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et privilégierait le développement de son économie plutôt que le Pacte Climat soutenu par la communauté internationale. La déclaration officielle chinoise a été rendue publique lors d’une conférence des Nations Unies à Bonn (Allemagne). La réunion internationale bénéficie du soutien actif de Barack Obama qui s’est engagé personnellement en faveur des énergies renouvelables autant pour limiter la pollution que pour relancer l’économie mondiale. Il considère que le Pacte Climat pourrait susciter des investissements créateurs d’emplois à travers le monde.
Les besoins urgents en énergie de la Chine retardent la mise en place des énergies renouvelables
Avec une croissance annuelle de l’ordre de 10% depuis plusieurs années, la Chine peine à assurer l’approvisionnement en énergie de son économie en pleine expansion. Epargnée jusqu’à présent par le protocole de Kyoto malgré un tissu industriel particulièrement polluant, la Chine est l’objet de pressions grandissantes pour réduire ses émissions et signer le Pacte Climat. Les centrales thermiques fonctionnant au charbon sont encore très répandues à travers le pays et ont un impact sur l’environnement très important. Avec le développement économique et l’entrée de la Chine dans la cour des grands, les pressions sur les dirigeants chinois pour qu’ils remplacent le charbon par les énergies renouvelables se multiplient.
Le refus de la Chine est une déception pour les partisans du Pacte Climat et des énergies renouvelables
Ceux qui espéraient que l’arrivée à la Maison Blanche de Barack Obama accélérerait le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables sont très inquiets de la difficulté de convaincre les pays émergeants à s’engager à des objectifs chiffrés dans le cadre du Pacte Climat. Dans la région, le Japon a lui aussi beaucoup déçu les participants réunis à Bonn par son engagement à ne réduire ses émissions de gaz à effet de serre que de 15% d’ici 2020, ce qui ne présente pas de changement notable par rapport à ses engagements signés lors du Protocole de Kyoto.
