Toutes les provinces du Canada produisent de l’électricité grâce à l’énergie éolienne
L’Ontario : première province productrice d’électricité
Grâce au déploiement des éoliennes, le Canada a développé une production d’électricité dix fois supérieure à celle de l’année 2004. En novembre 2009 a été inauguré le parc à éoliennes de Bear Moutain en Colombie Britannique. Désormais, grâce à ce genre d’installation qui peut produire jusqu’à 102 mégawatts d’électricité, toutes les provinces du pays peuvent fournir ce type d’énergie. Avec 1 161,5 MW, l’Ontario fournit un tiers de la production électricité totale du Canada. L’énergie éolienne produite par les régions de l’Alberta et du Québec représente également un tiers de l’électricité globale, tandis que les sept autres provinces se partagent la dernière part.
De l’électricité pour un million de logements
Selon la CanWEA, l’Association canadienne de l’énergie éolienne, la production totale de l’électricité fournie par les éoliennes s’élève à 3 100 MW. Ainsi, le pays va pouvoir effectuer une économie d’énergie conséquente en alimentant près d’un million de foyers canadiens avec cette électricité verte. Créée en 2008, l’opération écoÉNERGIE prévoyait d’augmenter de 4 000 MW la production d’électricité par les éoliennes d’ici 2011. Aujourd’hui, le programme est en avance d’un an et demi.
En 2025, l’énergie éolienne produira 20% des besoins en électricité du Canada
Malgré ces avancées, l’énergie éolienne ne représente que 0,5% de la production totale d’électricité au Canada. Le pays, l’un des plus gros pollueurs au monde, doit s’engager davantage dans les énergies renouvelables. Ainsi le gouvernement a mis en place un objectif pour 2025 : construire 22 000 éoliennes réparties sur 5 500 kilomètres carrés sur différentes surfaces. Ces champs de moulins modernes seront en mesure de procurer 20% de l’électricité totale du Canada.
L’électricité pour remplacer le carburant
L’envolée des prix du pétrole s’ajoutant au durcissement des normes environnementales sur les émissions de CO2, la nécessité apparaît pour les constructeurs de développer des automobiles plus propres. La voiture roulant entièrement à l’électricité peut être une solution.
L’électricité, une énergie déjà maîtrisée
En 2012, l’Europe imposera à 120 grammes maximum par kilomètre les émissions de CO2 des nouveaux modèles automobiles. En 2020, elles ne devront pas dépasser les 95 grammes au kilomètre. Cette réglementation, ajoutée à la flambée des prix du pétrole (140 dollars le baril en 2008), fait de l’enjeu environnemental un enjeu économique pour les constructeurs. Ceux-ci vont devoir s’adapter afin de proposer des modèles plus respectueux de l’environnement, et consommant moins de carburant. Parmi les solutions immédiatement envisageables se trouve l’électricité. Le moteur électrique est une technologie déjà ancienne, et les problèmes d’autonomie sont aujourd’hui en partie réglés par l’usage du lithium-ion à la place du plomb dans les batteries. Cependant certains obstacles demeurent.
L’électricité a aussi des inconvénients
Le temps de recharge des batteries (plusieurs heures pour une recharge complète) est l’un des principaux désavantages de la voiture électrique. Faire le plein d’électricité est beaucoup plus long qu’un plein d’essence, et la différence est fondamentale pour les automobilistes. Une des solutions envisagées est la location de batteries, celles-ci coûtant actuellement entre 10 000 et 15 000 euros. Le véhicule serait quant à lui vendu au même prix que la version Diesel. Toutefois l’opération ne devient intéressante, par rapport à un véhicule à essence, qu’à condition d’effectuer plus de 12 000 kilomètres par an.
Enfin, la voiture électrique ne peut être réellement écologique que si l’énergie qui l’alimente est une électricité verte. La question dépasse donc le marché de l’automobile et concerne également les émissions de CO2 dans le secteur de l’énergie.
L’électricité verte, ou comment faire des affaires en sauvant la planète ?
Alan Salzman est le PDG et cofondateur de la firme VantagePoint Venture Partners, une société de capital-risque basée en Californie dans la Silicon Valley. Cette firme s’est, dit-il, toujours spécialisée dans les entreprises « transformatives », qui portent l’innovation technologique de l’avenir. Aujourd’hui, il croit en l’électricité verte.
Énergies renouvelables et électricité verte : l’industrie de demain
Alan Salzman en est convaincu, les années 2000 sont celles des industries clean tech. Cet enseignant de l’université de Stanford définit comme « clean tech » (technologies propres) les entreprises soucieuses de respecter l’environnement : consommation limitée des ressources naturelles en énergie, choix des matériaux, des modes de transport, etc.
Pour l’investisseur, l’électricité verte ou les énergies renouvelables sont aujourd’hui les espaces économiques porteurs. « Quand la bulle technologique a éclaté en 2000, nous voulions savoir quels secteurs industriels n’avaient pas encore connu ce cycle de transformation et d’innovation, et la réponse était claire : notre ampoule électrique était la même que celle inventée par Edison », explique-t-il.
Voir l’avenir à la lumière d’une électricité verte
Le groupe de recherche Next 10 estime à 3,3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) l’investissement dans le secteur clean tech en Californie en 2008, soit deux fois plus qu’en 2007. Alan Salzman déplore que « les grosses entreprises [aient] la tête dans le sable et refusent de voir ce qui change ». Cependant, il a confiance en l’avenir des « start-up » d’avant-garde, notamment dans les secteurs du clean tech, de l’électricité verte et des énergies renouvelables. « Si nous pouvons fournir à un prix compétitif un produit identique aux ampoules électriques traditionnelles, mais qui ne consomme qu’un cinquième de l’électricité nécessaire auparavant, qui ne l’achètera pas ? », argumente-t-il.
