Archive pour la catégorie ‘L'environnement’

Energies renouvelables : des efforts à faire dans le bâtiment

Mercredi 3 décembre 2008

Le bâtiment a un impact considérable sur l’environnement : en France, il représente 43% de la part de consommation énergétique et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Alors que la France s’est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, de nombreuses innovations restent à faire dans le bâtiment, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Le bâtiment français : un parc immobilier ancien

En France, les deux tiers du parc immobilier ont été construits avant 1974 (date de la première réglementation thermique) et 33% avant 1948. Différentes mesures ont par la suite été prises pour réglementer l’utilisation du chauffage (en 1982) ou autres équipements. Depuis 2007, tout travail de rénovation doit présenter une performance énergétique minimale. Les efforts à faire dans le développement des énergies renouvelables pour le bâtiment s’appliquent également au neuf, qui représentera 30% du parc immobilier en 2050.

Energies renouvelables : les réglementations dans le bâtiment

Depuis 2006, les nouvelles constructions doivent respecter la RT 2005 (règlementation thermique pour les bâtiments neufs) visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments et limiter l’utilisation de la climatisation. Le but est de diminuer de 15% les consommations énergétiques, en favorisant l’utilisation d’énergies renouvelables, la construction bioclimatique, etc.
Les différentes lois du Grenelle de l’environnement sont encore plus ambitieuses. Afin d’inciter le développement des énergies renouvelables dans le bâtiment, différentes aides financières ont été mises en place par les pouvoirs publics, TVA à 5,5%, crédit d’impôts, etc.

Mise en place d’un plan d’amélioration de l’efficacité énergétique des exploitations agricoles

Mercredi 5 novembre 2008

Dans le contexte de hausse des prix de l’énergie fossile, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, souhaite améliorer l’efficacité énergétique des exploitations agricoles françaises, en favorisant l’économie d’énergie et la production d’énergies renouvelables.

Des groupes de travail pour améliorer l’efficacité énergétique des exploitations agricoles

A la suite d’une table ronde sur le thème de l’augmentation des prix des carburants et ses répercutions sur l’activité des exploitations agricoles, le ministre de l’Agriculture a annoncé la création de deux groupes de travail. Ils étudieront les modalités opérationnelles et techniques en matière de production d’électricité verte (énergie solaire, biomasse, énergie éolienne) et de réduction de la consommation d’énergie, afin d’améliorer l’efficacité énergétique et de diminuer la dépendance de l’agriculture aux énergies fossiles. Leurs conclusions seront transmises au ministre en septembre.

Diagnostic de l’efficacité énergétique de 100 000 exploitations agricoles

Le bilan énergétique de 100 000 exploitations agricoles sera réalisé sur cinq ans. Les entreprises du secteur de l’énergie et des engrais devraient financer l’opération, même si aucune garantie n’a été donnée pour l’instant, ce qui ne rassure pas les agriculteurs. Les organisations agricoles se félicitent de l’annonce de la mise en place du plan d’amélioration de l’efficacité énergétique, mais ils déplorent l’absence d’ « engagement clair » et ils attendent des « choses très concrètes ».

Grande distribution : un fort potentiel de réduction de l’impact environnemental

Vendredi 31 octobre 2008

Selon l’Ademe, la LME devrait intégrer des critères énergétiques et écologiques pour la grande distribution

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) préconise d’inclure dans la loi pour la modernisation de l’économie (LME) des critères énergétiques et écologiques. En effet, la LME prévoit, entre autres, de libéraliser les surfaces commerciales de la grande distribution, dont le potentiel de réduction des pollutions est le plus important.
Ainsi, les critères énergétiques et écologiques permettraient de limiter l’impact négatif de la LME, notamment concernant la grande distribution.

L’énergie et la grande distribution

La grande distribution constitue le plus grand gisement d’économie d’électricité de la branche commerce : elle représentait, en 2005, près d’un quart de la consommation d’énergie du secteur tertiaire (24%, soit 51,1 térawatt heures). Une politique d’économie d’énergie ne serait pas difficile à mettre en place dans la grande distribution, et des critères énergétiques et écologiques, inclus dans la LME, pourraient accélérer un changement de comportement face à la consommation d’énergie.
Du côté des clients, la consommation énergétique d’un ménage effectuant ses courses dans la grande distribution est 30 fois plus élevée que celle d’un ménage achetant ses produits dans un commerce de proximité. Quant aux émissions de CO2, elles sont multipliée par 70…