Un fonds britannique prêt à investir dans un projet d’électricité verte à Morcenx
Europlasma souhaite créer une usine de production d’électricité verte
Un grand pas vient d’être réalisé pour le projet de l’entreprise landaise Europlasma. Un fonds britannique serait prêt à investir environ 16 millions d’euros dans la création, à Morcenx, d’une unité de production d’électricité verte à partir de déchets industriels. Europlasma a donc signé un protocole avec les deux hommes d’affaires britanniques ayant récemment créé ce fonds d’investissement. Leur identité n’a pas encore été dévoilée.
Un projet d’électricité verte de grande envergure
Le fonds représentera un investissement de 16,8 millions d’euros dans l’unité de production d’électricité verte de Morcenx et sera versé sous forme de participation au capital d’une entreprise dans laquelle Europlasma sera aussi actionnaire. Le coût total de l’usine étant estimé à 36 millions d’euros, l’entreprise landaise s’emploie à susciter la création d’un tour de table bancaire afin de financer son projet d’usine de production d’électricité verte.
Europlasma souhaite développer ses compétences grâce à l’électricité verte
Europlasma, spécialisée dans les technologies de torches à plasma, dispose d’une usine de destruction des déchets amiantés. La société landaise, qui possède déjà une renommée internationale, a vendu des systèmes d’élimination des résidus d’incinération d’ordures ménagères au Japon et en Corée. Europlasma désire maintenant développer ses compétences dans la production d’électricité verte. Selon son PDG, Didier Pineau, la ville de Morcenx ne serait que la première unité de production d’électricité verte. En effet, des projets sont à l’étude afin d’implanter d’autres usines de ce type au Pays de Galles et au Portugal. Une fois que le plan de financement sera terminé, les travaux de l’unité de production d’électricité verte devraient commencer en novembre pour une mise en service prévue début 2011.
Un appel d’offres pour l’achat de 50 000 voitures roulant à l’électricité
L’Etat français s’apprête à lancer un appel d’offres pour l’achat de 50 000 voitures roulant à l’électricité
Lors du mondial de l’automobile à Paris, en octobre 2008, Nicolas Sarkozy avait demandé aux constructeurs de produire des véhicules moins polluants. Avec les voitures roulant à l’électricité, l’Etat a bien l’intention de montrer l’exemple. Mardi 22 septembre, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, a annoncé que le gouvernement français lancerait à l’automne de nombreux appels d’offres afin d’acquérir 50 000 voitures fonctionnant à l’électricité.
Un achat conséquent de voitures utilitaires fonctionnant à l’électricité pour stimuler le marché
Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a été chargé de coordonner la rédaction d’un cahier des charges pour les futures voitures utilitaires qui fonctionneront à l’électricité. Le projet a été remis fin septembre au ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, ainsi qu’à M. Estrosi. Ce n’est pas moins de 100 000 véhicules que l’Etat s’est engagé à acquérir sur cinq ans. L’objectif ? Octroyer davantage de visibilité aux constructeurs automobiles pour que les ventes de voitures roulant à l’électricité puissent décoller. En effet, le prix des véhicules électriques étant très élevé, la demande est pour l’instant quasi inexistante.
L’Etat prêt à investir dans plusieurs projets de batteries fonctionnant à l’électricité
La plate-forme Steeve (stockage d’énergie électrochimique pour les voitures roulant à l’électricité) permet de réaliser des batteries en petites séries. Le projet est estimé à 14 millions d’euros. Son inauguration a été l’occasion, pour Monsieur Estrosi, d’annoncer que « l’Etat était prêt à y consacrer 7,5 millions d’euros, dont 5,5 millions via le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) et deux millions via le fonds de compétitivité ». L’Etat collaborera également sur un projet coordonné par le CEA, Renault et l’AESC (la co-entreprise de Nissan et Nec) concernant la création d’une usine de fabrication de batteries dans les Yvelines.
Italie-Tunisie : un nouvel investissement dans l’énergie éolienne
L’énergie éolienne en plein essor en Tunisie
L’industrie de l’énergie éolienne ne cesse de prendre de l’ampleur en Tunisie. Afin de rattraper son retard dans le domaine des énergies renouvelables, le pays souhaite installer de grands parcs d’éoliennes sur ses terres. Aujourd’hui, la production d’énergie grâce au vent s’avère être une nécessité pour la Tunisie. Ce pays possède des ressources naturelles limitées alors que ses besoins en énergie augmentent de 10% tous les ans. Depuis 1995, la montée des cours des hydrocarbures a accru le déficit énergétique du pays de plus de 15% par an en moyenne. L’installation de parcs éoliens permettra de réduire l’émission d’oxyde de carbone, d’azote et de soufre et d’éviter l’émission de plusieurs dizaines de tonnes d’autres gaz toxiques.
L’Italie souhaite développer l’énergie éolienne en Tunisie
Afin de renforcer sa présence sur le marché international de l’énergie éolienne, le groupe italien, « La Moncada Energy » a annoncé sur son site Internet qu’il projette de réaliser, en Tunisie, un parc éolien de 500 mégawatts d’ici la fin de l’année. De plus, cet important acteur du domaine de l’énergie éolienne a l’intention de construire plusieurs parcs éoliens, notamment en Albanie, en Roumanie, en Bulgarie et au Mozambique.
L’énergie éolienne se développe en Tunisie depuis les années 2000
Les éoliennes ont vu le jour en Tunisie en l’an 2000 avec la mise en place du parc éolien de Sidi Daoud grâce à l’appui financier du Fonds Mondial de L’Environnement et du Programme des Nations Unies pour le Développement. De plus, la Compagnie Tunisienne de l’Electricité et du Gaz a annoncé la signature avec l’entreprise espagnole « Gamesa », spécialisée dans la fabrication de turbines éoliennes, d’un contrat de 360 millions de dinars pour la réalisation de trois nouvelles centrales d’énergie éolienne. Ces parcs éoliens, dont la mise en service est prévue à la fin de l’année, seront situés à Metline et Kechabta. L’énergie dégagée par ces centrales permettra de réaliser une production de 200 mégawatts d’électricité, soit 4% de l’ensemble de l’énergie électrique créée par la Tunisie. Une dizaine d’autres parcs éoliens devraient être installés d’ici 2030.
