Archive pour la catégorie ‘News marché énergie’

L’Union Européenne souhaite augmenter la part d’énergies renouvelables

Jeudi 8 mai 2008

drapeau européenConsommation d’électricité : l’Union Européenne vise 21% d’énergies renouvelables en 2020

L’Union européenne souhaite qu’en 2020, 21% de sa consommation en énergie ait pour origine des énergies renouvelables. Pour le moment, il est difficile de savoir si les objectifs de la directive seront effectivement tenus. En effet, même si les pays de l’Union Européenne ont, depuis plusieurs années mis en place des politiques visant à développer les énergies renouvelables, tous les pays ne semblent pas à même de pouvoir atteindre ces taux. Les disparités sont en effet relativement fortes entre les différents pays de l’Union.

Certains pays devraient facilement atteindre 21% d’énergies renouvelables

L’Allemagne, le Danemark et l’Espagne font partie des pays ayant fortement intégré les énergies renouvelables dans leur production d’énergie. Chacun d’entre eux devrait, grâce à leur politique énergétique, atteindre les objectifs de la directive. A eux trois, ces pays totalisent 84% de la capacité de production électricité européenne issue de l’éolien.
Dès 2020, les énergies renouvelables pourraient ainsi fournir un quart de l’alimentation électrique en Allemagne et réduire les émissions de CO2 de 110 millions de tonnes.

La France connaît un retard écologique dans le domaine des énergies renouvelables

La France fait partie des six pays les plus mal notés par le rapport de la Commission Européenne. Selon le Comité de Liaison des Energies Renouvelables (CLER), la France est « loin d’atteindre son engagement ». Même s’il constate depuis 2005 une forte croissance des filières d’énergies renouvelables en France, cette croissance est essentiellement due à la rareté des infrastructures. A titre de comparaison, l’énergie éolienne qui a pourtant connu une hausse de 500% entre 2002 et 2005, ne représentait en 2005 que 745 MW en France contre 20 000 en Allemagne.

Electricité : la ligne à très haute tension entre la France et l’Espagne sera enfouie

Jeudi 8 mai 2008

Pylônes électriqueUne ligne à très haute tension de 400 000 volts enfouie sous terre

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a souhaité que la ligne à très haute tension qui reliera la France à l’Espagne, soit totalement enfouie. Avec une tension de 400 000 volts, elle reliera les Pyrénées-Orientales à la Catalogne. La construction de cette ligne à très haute tension est prévue dans le cadre du renforcement des interconnexions dans le réseau de transport d’électricité entre les Etats membres de l’Union Européenne. Le projet, bloqué depuis plusieurs années par les habitants des Pyrénées- Orientales, vient d’être relancé suite à un accord conclu entre Nicolas Sarkozy et José-Luis Zapatero, le Président du gouvernement espagnol.

Un coût de 700 millions d’euros pour enfouir la ligne à très haute tension

Jean-Louis Borloo a assuré que le financement du surcoût dû à l’enfouissement sous terre de la ligne à très haute tension serait entièrement financé par l’Etat. Le coût total des travaux, initialement prévu à 100 millions d’euros, pourrait être multiplié par sept. Il s’élèverait alors à 700 millions d’euros !
Mais la France et l’Espagne ont trouvé un accord sur ce point car l’objectif était d’éviter les impacts négatifs de la ligne sur l’environnement. Les gestionnaires de réseaux de transport d’électricité (RTE et REE) ont ainsi été chargés par les ministres français et espagnols d’étudier la mise en place de cette ligne en prenant en compte son insertion dans le territoire.

Vers des solutions en économies d’énergie pour l’industrie du cinéma

Jeudi 8 mai 2008

Clap cinémaCalculer l’empreinte écologique pour déterminer les besoins en économies d’énergie

La Commission du film d’Île-de-France a commandé une enquête mesurant l’impact des tournages cinématographiques sur l’environnement. Elle cherche ainsi « à identifier les principaux postes de consommation de matière ou de ressources ».Se basant sur le concept d’empreinte écologique, l’étude se penche sur la région Île-de-France qui accueille le plus grand nombre de tournages cinématographiques en France.

Economies d’énergie : les groupes électrogènes et les transports en cause

Les transports et la consommation électrique sont les deux postes qui ont le plus d’impact sur le bilan énergétique des tournages cinématographiques. Plusieurs camions, gros consommateurs d’énergie, sont en effet nécessaires pour déplacer les équipes et le matériel d’un lieu de tournage à un autre.
La consommation d’électricité est l’autre élément majeur calculé dans l’empreinte écologique d’un tournage. Les groupes électrogènes sont généralement préférés à l’électricité en réseau car ils offrent une plus grande mobilité. Des changements importants sont donc nécessaires pour la réalisation d’économies d’énergie dans le domaine du cinéma.

Economies d’énergie : des idées vertes pour les tournages cinématographiques

Afin de lutter contre la pollution de l’industrie cinématographique et favoriser les économies d’énergie, la Commission régionale du film propose quelques idées vertes. Elle préconise notamment le recours au covoiturage et une fourniture plus importante des branchements forains. Les tournages cinématographiques en studio sont également recommandés car ils consomment moins d’énergie.
La présidente de la Commission, Corinne Rufet, souhaite ainsi « valoriser de bonnes pratiques auprès des professionnels et des collectivités locales », l’objectif étant de faciliter l’émergence d’un cinéma éco responsable et donc moins gourmand en énergie.

Solidarité et sécurité énergétique au centre de la stratégie européenne

Jeudi 8 mai 2008

Sécurité énergétique : le mot d’ordre de la stratégie européenne

Claude MandilFin avril, Claude Mandil a remis à François Fillon son rapport intitulé « Sécurité énergétique et Union européenne : propositions pour la Présidence française ». L’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Institut français du pétrole y propose des solutions pour améliorer la sécurité d’approvisionnement énergétique en Union Européenne. Le thème de l’énergie est ainsi placé au cœur de la stratégie européenne sous la présidence française.
Actuellement, la moitié de l’énergie consommée en Union européenne est importée. Cette proportion pourrait même atteindre 70 % en 2030, d’où l’intérêt d’une stratégie européenne en matière de sécurité énergétique.

Sécurité énergétique : renforcer le maillage pour faire face aux crises d’approvisionnement

Dans sa stratégie européenne, Claude Mandil préconise de renforcer des interconnexions électriques et gazières en Europe qu’il juge actuellement insuffisantes. Cette amélioration du maillage paraît indispensable pour faire face à d’éventuels incidents énergétiques pouvant avoir des conséquences sur plusieurs pays. Il y a plus d’un an, une panne d’électricité en Allemagne avait ainsi provoqué un défaut d’approvisionnement chez plusieurs millions de Français. Ces interconnexions devraient par conséquent améliorer la sécurité énergétique en Europe et permettre d’éviter les crises d’approvisionnement comme celle de 2005 en Grande-Bretagne.