Énergies renouvelables : une révolution économique ?

16 août 2010

Portée par des entrepreneurs adeptes du capital-risque*, une révolution verte fondée sur l’industrie des énergies renouvelables est peut-être en marche. La Silicon Valley, en Californie, incarne la soif du progrès technologique, et les pionniers de l’innovation.

Les énergies renouvelables, sources de croissance

Nul n’en doute : les progrès techniques sont des moteurs pour la croissance. Les investisseurs semblent d’ailleurs de plus en plus nombreux à penser que le progrès en matière d’énergies renouvelables ne fait pas exception. En France, les chiffres confirment cette confiance. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié le 1er décembre un rapport concernant les marchés liés aux secteurs de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Il indique que ces marchés « restent dynamiques et porteurs d’emplois » et devraient connaître une croissance de 13 % en 2009. Aux États-Unis, la Silicon Valley se reconvertit dans les énergies renouvelables et les réseaux intelligents.

Diverses sources d’investissements pour les énergies renouvelables

Si les entreprises novatrices, dans la Silicon Valley notamment, sont la base d’une nouvelle croissance, elles ne sont pas les seules actrices de la révolution verte des énergies renouvelables. Les plans de sortie de crise lancés par des États comme la Chine et les USA, ou les investissements des pays de l’OPEP qui préparent leur reconversion, consacrent des sommes colossales à l’électricité verte et durable. De même, les grandes firmes internationales, rarement pionnières dans ces domaines, commencent à suivre le mouvement, et leurs investissements sont massifs. Au troisième trimestre 2009, 111 brevets sur 274 ont été déposés par de grandes entreprises internationales à l’Office des brevets américains, l’USPTO.

* Capital-risque, en anglais venture capital : choix d’investissement et de soutien à des entreprises innovantes.

Le gouvernement canadien investit dans les énergies renouvelables

16 août 2010

Le gouvernement canadien investit dans les énergies renouvelables
La sénatrice Linda Frum a annoncé pour Lisa Raitt, ministre des Ressources Naturelles, un investissement de près d’un million de dollars pour développer les énergies renouvelables solaires. Ce projet, nommé First Power, est destiné au chauffage dans les communautés des Premières nations.

Un programme national pour les énergies renouvelables de chauffage

Le projet First Power, annoncé par le gouvernement du Canada, s’intègre dans le programme écoENERGIE dédié au chauffage par les énergies renouvelables. Il devrait permettre l’installation de chauffe-eau solaires dans environ 900 résidences. La priorité revient aux communautés des Premières nations (peuples autochtones) des régions les plus éloignées. Plusieurs de leurs représentants étaient par ailleurs présents lors de l’annonce faite par la sénatrice. Celle-ci a souligné que l’investissement devrait stimuler l’économie dans les zones concernées, tout en réduisant les coûts de la production d’énergie et son impact écologique.

Les énergies renouvelables vont remplacer la combustion de diesel

Joe Thwaites, président de Taylor Munro, a résumé en ces mots l’enjeu environnemental du projet :
« First Power s’attaque à l’une des pires nuisances du carbone, soit la production d’électricité par la combustion du diesel. Nous aménageons des systèmes d’énergie qui produisent la chaleur, l’éclairage et l’électricité nécessaires, en utilisant de l’énergie renouvelable, a déclaré M. Thwaites. Il est possible, souhaitable et même impératif de remplacer la totalité du diesel dans ces villages ».
Outre ce projet dédié aux communautés des premières nations, le gouvernement du Canada a déjà investi, avec écoENERGIE, 3,9 milliards de dollars en faveur des énergies renouvelables.

Salon de Détroit : Volvo et BMW roulent à l’électricité

16 août 2010

Le salon automobile de Détroit aura lieu du 11 au 14 janvier 2010. Plusieurs véhicules fonctionnant à l’électricité y seront présentés, comme la Volvo C30 ou la BMW Concept ActiveE.

Un deuxième véhicule à électricité pour BMW

La Concept ActiveE est, après la MiniE, la deuxième voiture de BMW fonctionnant à l’électricité. Il s’agit d’un coupé Série 1 agrémenté d’un moteur entièrement électrique. Alimenté par une batterie au lithium-ion à refroidissement liquide, celui-ci développe 170 chevaux de puissance, pour un couple de 250 Nm. Ce prototype passe de 0 à 100 kilomètres à l’heure en moins de neuf secondes, avec une vitesse de pointe de 145 kilomètres à l’heure. Il offre une autonome d’environ 200 kilomètres, pour une recharge de trois heures sur une prise courante. Un système de gestion intelligente de l’électricité et de récupération de l’énergie de freinage doit permettre environ 20 % d’autonomie supplémentaire. Après avoir été présenté au salon automobile de détroit, le concept ActiveE sera testé en conditions réelles par des clients privés afin d’être amélioré par la suite.

Le suédois Volvo expérimente l’électricité avec sa C30

Au salon automobile de détroit sera également présenté un prototype roulant à l’électricité par le constructeur Volvo. Les performances annoncées de cette C30 électrique sont inférieures à celles proposées par BMW : 0 à 100 kilomètres à l’heure en 11 secondes environ, 130 kilomètres à l’heure de vitesse maximale et 150 kilomètres d’autonomie. Pour la recharger, il faudra compter environ huit heures sur une prise de 220 volts.
À l’instar de BMW, Volvo prévoit une période d’essais par des clients privés, avec une flotte d’une cinquantaine de véhicules (en 2011). Le lancement d’un modèle commercial est prévu pour 2014.
Mais afin que ces modèles de voitures électriques soient réellement écologiques, encore faut-il qu’elles roulent grâce à de l’électricité verte !


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